Penny Punching Princess – Switch

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Salutations distinguées, aujourd’hui, je vais vous présenter un beat’em all royal sorti sur Switch plutôt innovant. Il s’agit de Penny Punching Princess. Le scénario n’est pas du tout banal puisque vous incarnez une princesse déchue de son royaume qui va donner des pains à une flopée d’ennemis tout en en asservissant d’autres grâce au cash amassé lors de son périple. Sortez votre calculatrice, c’est distribution de pots-de-vin !

Penny Punching Princess Limited Edition

Vendue initialement 54,99£, l’édition limitée de Penny Punching Princess comprend une boite cartonnée en forme de lingot d’or, quand on connait le scénario, on ne pouvait espérer mieux. A l’intérieur, on retrouve le jeu en boite (pas de notice, snif), 2 pin’s des 2 héroïnes, 1 porte-clé double avec 1 gold et Sébastien le Scarabée, le serviteur de la princesse, et une clé USB en forme de carte de crédit contenant la BO du jeu.

Il manque un truc dans ce collector… une putain de calculatrice !!!!

L’édition simple du jeu est vendue autour de 40€. Penny Punching Princess, développé par Nippon Ichi Software, est initialement sorti sur PS Vita au Japon fin 2016 sous le titre Princess wa Kane no Mouja. Le jeu a franchi les frontières nippones pour le reste du monde début 2018 avec la version Switch mais est également disponible en démat sur le store PSN pour la PS Vita.

 

Gameplay

Petite précision de départ : le texte du jeu est en anglais (avec transposition à l’écrit du langage parlé, pas super pour ceux qui galèrent déjà avec la langue de Shakespeare mais ça reste compréhensible en gros), les voix peuvent être mises en japonais, c’est quand même plus classe.

S’il fallait présenter rapidement Penny Punching Princess, je le décrirais comme un beat’em all avec quelques éléments d’action-RPG. En effet, il faudra enchaîner les donjons à travers 8 chapitres pour permettre à la princesse de retrouver sa place sur le trône. Pour réussir à passer ces donjons, il faudra tout dégommer sur votre passage, amasser de l’argent, encore et encore dégommer des ennemis, ou alors sortir votre calculette et leur distribuer des pots-de-vin afin de les embaucher pour vous servir. Sur le papier, l’idée semble géniale, d’autant plus que les donjons sont également parsemés de divers pièges qu’on peut également s’acheter pour les utiliser contre nos ennemis.

Il ne faut pas se leurrer, ces achats sont limités dans leur utilisation, ne comptez pas vous créer une armée qui combattra à vos côtés. Ainsi, les petits combattants asservis pourront donner 2 ou 3 coups d’épée en votre faveur alors que les gros combattants, tels les grands dragons, seront à usage unique, mais avec des dégâts plus conséquents.

Quand vous débutez le jeu, vous n’avez accès qu’à la princesse, mais un peu plus tard dans le jeu, vous pourrez également diriger Isabella, un zombie au gameplay un peu différent, ça change et ça fait du bien. La princesse, pour « acheter » les monstres ou les pièges doit sortir sa calculatrice, qui apparaît à l’écran, et noter le prix de l’élément qu’elle souhaite acheter. En mode nomade, c’est assez rapide, on tapote l’écran, bien qu’il faille tenir la console d’une seule main, pas légère la bête !, mais en mode salon, c’est pas vraiment efficient, il faut déplacer le curseur pour noter la somme et ensuite choisir l’élément souhaité, bref, c’est plus simple en mode portable avec le tactile (rappelons qu’à la base, le jeu a été développé pour la PS Vita). Et pendant ce temps, le jeu continue, donc il faudra éviter les projectiles et coups des ennemis… Pour Isabella, c’est un peu moins pénible, on peut jouer sur sa télévision car il suffit qu’elle vise l’élément qu’elle souhaite acquérir et valider pour l’obtenir. Mais malheureusement, car il y a un mais, lors des combats, c’est souvent le bon gros bordel à l’écran avec une quantité phénoménale de monstres à votre poursuite et donc viser le bon monstre n’est pas chose facile, genre vous êtes prêt à crever, vous voulez chopper un monstre Cœur pour vous soigner, vous le visez et là, pas de bol, c’est le piège sur lequel il passe que vous obtenez. Quand on joue avec la princesse, la calculatrice vient se superposer à l’écran, le jeu continue pendant ce temps là, il est possible de la déplacer mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut être rapide pour taper le montant et ensuite toucher l’élément voulu, quand celui-ci se trouve sous la calculette, s’il faut la déplacer, c’est encore une perte de temps, et le temps c’est de l’argent ^^.

Dans les donjons, vous pourrez récupérer des statuettes de Zenigami, le dieu du Capitalisme, cachées un peu partout dans des coffres dorés. Ces statuettes sont très importantes puisqu’elles vous permettront d’améliorer les compétences de vos 2 personnages (points de vie, Attaque, Défense, différents skills ou actions selon l’armure portée). Vous pourrez également en fabriquer en récoltant « des ingrédients » dans les donjons, à savoir les différents monstres, les différents pièges et bien sûr, un peu de cash, on fabrique pas une statuette du dieu du Capitalisme comme ça !! Même principe pour la fabrication d’armures possédant chacune un skill et des caractéristiques propres. Vous pourrez également activer des capacités spéciales via votre calculatrice, comme une chute de météorite, un soin ou une récolte supérieure de gold en faisant une mise de votre choix.

Au début du jeu, il faudra progresser à tâtons car la barre de vie descend vite quand on se prend des coups. Pour se soigner, il y a trois solutions, soit trouver et activer un cercle de soin, limité dans le temps, soit embrigader un monstre Cœur (encore faut-il avoir récolté assez d’argent), qui vous soigne lorsque vous l’utilisez, soit faire une mise spéciale avec votre calculatrice. Il faudra donc, autant que faire se peut, limiter les dégâts reçus car on ne peut se soigner après chaque zone de combat, il faut être endurant. Habituez vous à mourir et à recommencer ! Vous avez 60 minutes pour terminer chaque donjon. Ils sont fractionnés en 3 ou 4 checkpoints, ce qui évite de tout refaire si vous mourrez juste avant le boss par exemple. Il existe des cheminements facultatifs pour acquérir toutes les statuettes présentes dans le donjon ou simplement amasser du cash pour la suite.

 

Technique

Penny Punching Princess se déroule en vue isométrique. Les personnages et les monstres sont en 2D et se déplace dans un décor en 3D. C’est un peu la marque de fabrique du studio Nippon Ichi Software, qu’on retrouve dans Disgaea 5.

Le nombre de monstres et de pièges est assez élevé, bien que souvent pour les monstres, ce n’est qu’un changement de couleurs. Le bestiaire tourne surtout autour des dragons, vu que l’on combat la famille Dragoloan. Les donjons se ressemblent beaucoup, il n’y a pas vraiment de différences selon les chapitres, à part là encore un changement de teintes. EN gros, le chapitre 1, ce sont des décombres du château de la princesse, teintes roses foncées, le chapitre 2 se déroule en forêt, teintes vertes, le chapitre 3 se passe dans une cave gelée, teintes bleutées, le chapitre 4 se passe dans une cave en feu, teintes rouges, le chapitre 5 se déroule de nouveau en forêt, teintes vertes, le chapitre 6 se déroule au quartier général des Dragoloan, teintes dorées, le chapitre 7 se passe en majorité dans les ruines du château, donc retour des teintes roses foncées, et le dernier chapitre est un mix des différents lieux visités jusqu’à présent. Bref, c’est un peu pauvre graphiquement. Côté musique, chaque chapitre possède son univers sonore, ça reste discret sauf pendant les combats où on a une musique un peu plus dynamique.

 

Conclusion

Parlons durée de jeu : personnellement, j’ai mis 40h à terminer l’histoire du jeu sachant que j’ai pas mal farmé les gold, les monstres et les pièges pour améliorer les 2 personnages. En s’attachant vraiment à n’améliorer que la princesse, je pense qu’on peut diviser ce temps de jeu par 2. Penny Punching Princess, malgré son gameplay original, se révèle malheureusement assez vite répétitif et lassant.

Il y a plusieurs coups différents et une multitude de capacités à dévérouiller via les armures, mais ce gameplay est assez compliqué à prendre en main. Le jeu est surtout fait pour être joué en mode portable mais on apprécie toutefois le second personnage qui se trouve jouable après les premiers chapitres et dont le gameplay diffère. L’idée de la calculatrice pouvait paraitre innovante et géniale, mais à l’usage, on se rend compte que son utilisation devient vite rotor lors des combats contre les boss quand il y a une multitude d’ennemis à l’écran, c’est totalement imprécis.

Le jeu est initialement sorti sur PS Vita fin 2016 et a donc été conçu pou cette machine portable, avec écran tactile, c’est pourquoi même si le studio a cherché une solution pour jouer en mode salon n’est pas tout à fait bien.

 

61%
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Penny Punching Princess est un beat'em all avec quelques éléments d'action-RPG. L'idée de la calculatrice pour acheter les ennemis et les pièges était vraiment bonne mais sa mise en œuvre l'est beaucoup moins. On se retrouve vite à devoir farmer encore et encore les mêmes donjons pour pouvoir améliorer son équipement et ses compétences, ce qui devient vite lassant.

  • Ambiance/Scénario
    7
  • Gameplay
    6.5
  • Graphismes
    5
  • Musiques/sons
    6
  • Intérêt général
    6
  • Notes des internautes (0 Votes)
    0
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A propos du gangeekeur

Nana de 32 ans n'ayant plus quitté l'univers des jeux vidéo depuis son 7ème anniversaire, avec la réception d'un pack gameboy avec Tetris et Kirby ! Plutôt attirée par l'univers Nintendo au départ, par la suite a succombé aux charmes de la PS1 avec son lot de RPG. Genres de prédilection : la plateforme et les jeux de rythme

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