Zombicide

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  •  Revisitant le thème du zombie à la sauce boardgame, Guillotine Games a créé la surprise en 2012 avec un produit parfaitement calibré, qui a su attirer l’attention du néophyte gavé de Walking Dead tout en répondant aux attentes  des « routards du zombie ». Gangeek Style pratique pour vous l’autopsie du jeu. La page se compose de deux onglets. Le premier présente le jeu. Le second nous expose les photos des figurines. Cliquez sur l’onglet pour passer d’une page à une autre.

    Edité par Cool Mini Or Not, le jeu n’en est pas moins français, le studio GG rassemblant des membres de la défunte Rackham dans tous les départements créatifs. Nicolas Raoult, Jean-Baptiste Lullien, Raphaël et Edouard Guiton, Elfried Perochon, Rafal Zelazo … autant de noms que les aficionados reconnaitront forcément.

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    Ivan Kaiser se battra jusqu’au bout !!

    Présentation du jeu

    LE CONCEPT

    Zombicide vous propose de diriger des survivants et de leur faire effectuer des missions dans un monde apocalyptique infesté de zombies. Vous devrez remplir les conditions de victoire du scénario choisi pour triompher des hordes affamées : nettoyer et sécuriser une zone infestée, trouver de la nourriture ou des équipements en seront les principaux objectifs. Zombicide est un jeu full-coopératif : il ne nécessite pas de maître de jeu ou d’adversaire contrôlant la horde putrescente. Pour survivre et compléter les objectifs donnés, il faut impérativement se concerter et la jouer en équipe (et ce dès la sélection des personnages, afin de constituer une team polyvalente).

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    LES RÈGLES

    Guillotine Games a misé sur l’accessibilité, aussi une partie suffit pour les assimiler. Chaque joueur prend le contrôle d’un survivant et effectue ses trois actions durant le tour : combattre, se déplacer, conduire une voiture (ce qui augmentera grandement votre mobilité et vous permettra d’écraser les zombies par paquets), ouvrir une porte, fouiller, faire du bruit etc … Au cours du tour de jeu, les survivants effectuent d’abord leurs actions, puis les zombies se déplacent dans la ville. Les combats se résolvent aux dés en suivant les caractéristiques des armes utilisées. Les dévoreurs de chair sont donc contrôlés par un système d’IA bien pensé, repérant prioritairement les survivants à vue, le cas échéant au bruit. Ce système de déplacement automatique des adversaires vous permet en outre de jouer seul à Zombicide (si vous tenez à tester un scénario ou si, plus tristement, vous n’avez pas d’amis). A chaque fin de tour, les rangs des morts-vivants sont renouvelés par un tirage de cartes. Le jeu inclut un système d’upgrade qui ne dépaysera pas les habitués des jeux vidéo: plus vous abattrez de zombies plus votre expérience augmentera, vous donnant accès à de nouvelles compétences. Le revers de la médaille, c’est que cette progression impactera la difficulté du jeu, le nombre de zombies générés à chaque tour se réglant sur le plus haut niveau d’expérience atteint par un survivant. Il est facile pour un joueur « loner » de plomber totalement une partie pour ses coéquipiers.

    Vous aurez fort à faire pour venir à bout des différentes classes de zombies:

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    Le Walker est le zombie de base, qui ne peut effectuer qu’une action par tour mais se balade généralement en large groupe. Nettement plus dangereux, le Runner peut effectuer deux actions (par exemple se déplacer de deux cases, se déplacer d’une case et attaquer ou vous tuer net s’il s’active dans votre case). Le Fattie ne possède qu’une action, mais est doté d’un niveau de résistance de 2 (ce qui l’immunise contre les armes les plus communes). Enfin, l’Abomination n’effectue normalement qu’une action, mais a un niveau de résistance de 3 et peut détruire certains décors, ouvrant de nouveaux points d’accès pour ses petits congénères.

    Le jeu ne se gêne pas pour « tricher », grâce à ses redoutables cartes de sur-activation qui confèrent aux zombies d’une catégorie donnée une activation exceptionnelle. Les morts déboulent sans crier gare des plaques d’égout, les groupes de zombies en nombre impair génèrent un spécimen supplémentaire en se divisant en groupes égaux pour vous traquer (phénomène rebaptisé « la mitose de zombies ») …  On réalise bien vite que le jeu est plus tactique qu’il n’y parait, amenant les joueurs à mettre au point des stratégies cohérentes et à anticiper l’imprévu. Le point de règle le plus contesté du jeu est certainement celui de la priorité des cibles: les survivants se trouvant dans la même case que des zombies seront toujours les premiers à se faire toucher par des tirs amis. La dernière arnaque est certainement la plus dangereuse du lot: tous les zombies d’une catégorie sont réactivés si l’on vient à en manquer pendant la phase de renforts. C’est la cause la plus fréquente de game over dans nos parties.

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    LE MATÉRIEL

    Lorsqu’on ouvre la boite, on ne peut qu’être émerveillé devant l’abondance et la qualité du matériel. Le jeu est très complet et prêt à jouer, ce qui est un avantage par rapport à la concurrence: un adepte du Trivial Poursuit pourra se mettre à Zombicide sans se prendre la tête avec de fastidieuses préparations qui requièrent des compétences de modélisme (comme créer une armée de Space Marine pour jouer à 40k par exemple).

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    La Dream Team de la partie à 12 joueurs.

    La gravure est d’une qualité exceptionnelle pour un boardgame, retranscrivant parfaitement les dessins-concepts d’Edouard Guiton en figurines. Les 6 survivants de base sont très réussis et rendent autant d’hommages à des personnages fictionnels célèbres. Les zombies ne sont pas en reste, chaque catégorie bénéficiant de plusieurs poses dégingandées.

    Une fois peint, votre Zombicide en jette vraiment. Rien ne vous oblige à mettre de la couleur sur vos pièces (et il est vrai  que préparer 71 figurines peut s’avérer éreintant si l’on veut faire un travail propre), mais débarquer avec un jeu peint force le respect, et l’impact visuel sur la table est bien plus impressionnant que l’effet provoqué par la horde grise fraîchement sortie de la boîte.

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    Cernée de toutes parts, Linn Kurosawa échappera tout de même aux walkers grâce à sa compétence Poussée.

    La direction artistique n’a pris aucun risque, faisant appel dans tous les secteurs à des collaborateurs de longue date. Le style d’Edouard Guiton est instantanément reconnaissable dans les artworks et produit un décalage détonnant entre l’ambiance graphique du jeu et le thème abordé. La mise en couleur de ses dessins donne à l’ensemble un côté cartoon assumé, toute en restant étonnamment cohérente avec l’atmosphère sombre et violente du jeu.

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    Nicolas Fructus nous avait habitués à l’excellence avec les dalles de Cadwallon, d’Hybrid et d’AT-43 … sans surprise, ses plateaux de jeu sont magnifiques, tout en regorgeant de détails croustillants (le Fatty Burger ou la bannière du Hellfest amusent toujours beaucoup les gens).

    Dix scénarios sont proposés par défaut, mais le site officiel vous offre une pléthore de missions additionnelles (requérant parfois de combiner les dalles de plusieurs extensions). Il est très facile de concevoir ses propres scénarios … encore faut-il les playtester pour éprouver leur jouabilité.

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    Les extensions

    Fort de son succès, Guillotine Games nous propose deux extensions et quelques joyeusetés supplémentaires histoire de corser la difficulté du jeu. Faciles à appréhender, les règles s’insèrent aisément dans le jeu de base sans le modifier en profondeur.  Il y a eu deux grosses sorties Zombicide en 2013: Toxic City Mall et Prison Outbreak.

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    Toxic City Mall est un add-on de la boite de base de Zombicide.

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    Cette première extension vous propose de jouer des missions dans une galerie marchande. Universellement haïs, les zombies toxiques qui la hantent vous infligeront une blessure si vous les tuez dans votre case. Horreur suprême, l’abomination toxique transformera les zombies classiques avoisinants en équivalents toxiques !

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    Une foule toxique déliquescente, bien plus redoutable qu’il n’y parait à première vue

    TCM introduit également le mécanisme des zombivants : un survivant tué peut revenir et poursuivre la partie sous forme zombifiée. Mais contrairement aux idées reçues, il conserve sa personnalité et continue d’aider les vivants, il ne devient pas un antagoniste supplémentaire.

    Prison Outbreak (season 02) est autant une extension qu’une seconde boîte de base, pouvant se jouer indépendamment du starter set.

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    Les missions se déroulent cette fois dans le quartier de la ville adjacent à la prison. Antithèse de leurs cousins toxiques, les zombies berserkers sont invulnérables aux armes à distance, leur épiderme s’étant muée en chitine résistante aux balles.

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    Des zombies Berserkers. Les victimes de la mutation berserk regroupent les détenus et leurs matons.

    Les survivants exclusifs sont des offres promotionnelles, uniquement disponibles lors des Kickstarters. Leur grande ressemblance avec des personnages de films d’action ou de séries en vogue est assumée (même si certains modèles on dû être retirés ou remaniés à la demande des studios).

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    Enfin, quelques boîtes additionnelles (walk of the dead, Toxic crowd et angry zombies) vous permettront d’accroître le nombre de zombies, d’adjoindre à vos survivants de fidèles compagnons canins ou de peupler les rues de féroces chiens zombies disposant de … 3 actions ! A noter que les trois premières contiennent des poses exclusives afin de diversifier vos meutes.

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    Conclusion

    Premier boardgame a avoir atteint 781.000 dollars sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter, Zombicide n’a jamais eu pour intention de réinventer la poudre, pas plus qu’il ne vient occuper une niche vide, loin s’en faut. En revanche, en boardgame  compétent, il détrône facilement tous les autres jeux du genre (l’antique Zombie bille en tête) qui font triste mine par comparaison. Le produit a été bien pensé, surfant au bon moment sur une mode vivace et proposant un challenge intéressant tout en restant facile d’accès.   Par son thème fort, le jeu a su attirer des amis et des connaissances étrangers aux jeux de plateau ou de figurines, qui n’étaient pas forcément la cible initiale du produit mais se sont procurés Zombicide sur un coup de tête. Le mode coopératif est une riche idée (les gens supportant de moins en moins de perdre face à un adversaire … c’est dans l’air du temps) et contribue à déshumaniser ces hordes implacables de zombies mangeurs d’hommes.

    Le matériel prêt à jouer dès l’ouverture de la boîte a vraiment permis de démocratiser ce jeu. L’équipe a tiré des leçons de la semi-réussite qu’était Hybrid: cette fois-ci, le jeu n’éloignera pas ces pauvres gamers rebutés par l’idée du moindre assemblage. A contrario, les plus débrouillards seront aux anges: le thème fort du jeu sera pour eux une grande source d’inspiration, et un prétexte pour créer tout un univers autour du massacre de zombies et de la survie. Si les figurines de zombies contemporains de qualité ne couraient pas les rues jusqu’à présent, celles de Zombicide se paient le luxe de compter parmi les plus belles du marché (tout en restant monobloc).

    Addictif, le jeu parvient à recréer les sensations oppressantes des films du genre, ou de jeux vidéo plus récents (Left 4 Dead, Dead Nation, Resident Evil pour ne citer qu’eux).

    A quand la prochaine ?

    Quelques bémols mineurs viennent entacher ce tableau idyllique. Les détracteurs invoqueront tout d’abord la relative cherté du jeu (comptez tout de même dans les 70 euros). Mais à bien y réfléchir, c’est aussi le prix d’un jeu video current gen. neuf, sur lequel vous passerez en moyenne une quinzaine d’heures avant de le ranger sur une étagère. Préférez peut-être Prison Outbreak à la boîte de base, produit plus léché qui apporte davantage de variété au jeu. Plus agaçant, le business des figurines promotionnelles exclusives au Kickstarter est devenu un commerce juteux, qui suscite fréquemment le dépit des personnes qui les ont loupées (on trouve parfois des Dave atteignant 60$ sur E-Bay).

    Concrètement, le jeu en lui même n’est pas totalement exempt de défauts. Certains game over (ceux qui sont liés aux suractivations) semblent particulièrement injustes et donnent parfois aux joueurs le sentiment de subir le jeu sans pouvoir l’infléchir. Aussi, certains scénarios sont inégaux: un peu de pratique vous permettra de sélectionner les plus intéressants (tel M01 de Prison Outbreak, Un plan pour les plans). Quant à ceux qu’on peut trouver sur le net, ils demanderont presque toujours à être playtestés pour être sûrs de passer un moment agréable.

    Rue Morgue, la prochaine boîte de ZC, a récemment été annoncée. On nous parle d’un possible milieu hospitalier, et d’un système de compétition entre des bandes rivales de survivants contrôlées par les joueurs. On demande à voir !!

     

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    Step by Step de Cherry Darling, par Stéphane Nguyen.

     

    La simplicité des règles et  un éditeur de personnage intégré au site, vous permettront de créer de nouveaux profils de survivants à l’infini. Vous pourrez vous faire plaisir et épater la galerie en sortant un personnage aussi improbable que charismatique (encore que Chloe de la série Appartement 23 résiste jusqu’ici à toutes nos tentatives). Dans la même lignée, l’éditeur de scénarios pourra vous être d’une aide précieuse.

     

    Mais surtout, pour l’ambiance, n’oubliez pas de faire péter LE SON !!!

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    Dossier de XUR (l’homme au 1000 pseudos) et Ivankaiser (le K1fry geek).

    Il est temps pour vous de parcourir la galerie et de nous donner vos retours sur nos créations.

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    Ivan Kaiser est toujours sur ses gardes.

     

  • Vous êtes sur la galerie qui présente nos figurines principales. N’hésitez pas à cliquer dessus pour zoomer et regarder les détails. Un grand merci à Rintrah pour les photos.

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    Un diorama réalisé par Stéphane Nguyen

     

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    Les héros de la boite de base …

     

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    … bien vite aidés par la relève. Joshua (gauche) est le sosie involontaire de Rintrah.

     

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    Des héros avec leurs versions Zombivants.

     

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    Elsa peinte par Slave of Paint.

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    Robert Neville du film « Je suis une légende ».

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    Kim, Captain Kalbutt et le Joker. Complètement WTF, mais ça passe comme une lettre à la poste dans Zombicide.

     

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    L’intégration de figurines de morts-vivants issus d’autres gammes (notamment Horrorclix) induit un peu de variété dans la horde. Noter le zombie Hare-Krishna à gauche, grande star du film Dawn of the Dead.

     

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    Le Clear Green Tamiya est d’une aide inestimable pour donner aux « Tox » cet aspect visqueux.

     

     

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    Des conversions en cours de réalisation. Permuter des membres est un moyen simple de personnaliser vos zombies

     

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    La version zombifiée du groupe de synthpop britannique CLIENT

     

    Team Tesla

    L’ajout d’éléments de décors (grillages bardés d’affiches publicitaires, mirador, voiturettes à friction, …) rend les parties d’autant plus immersives. Ici sur le scénario C38: Team Tesla.

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A propos du gangeekeur

Versus est un mot latin qui signifie contre ou « en face de ». Ici c'est la guerre!

16 commentaires

  1. Une variété de figurines originales. Les peintures sont réalistes. J’espère y voir bientôt des têtes connues du grand écran en survivor. Notre ami l’inspecteur Harry serait sympa. Un big lebowski en zombi serait bien aussi. Continuez comme ça …

  2. ca a l’air vraiment sympa comme jeu, ca me fait penser au jeu de plateau « zombies ». Il faudra que je l’essaye à l’occasion.

    Par contre tu parles d’intelligence artificielle, qui fait apparaitre des zombies ou qui décide arbitrairement de qui est touché par les tirs amis. mais elle est gérée comment?

    • Les zombies sont gérés par un paquet de carte. Tu tires une carte et selon level des joueurs tu places les ennemis sur les zones d’arrivées. Ensuite pendant le tour des zombies tu les fais se déplacer comme expliqué dans le test.

      Pour les tirs les règles indiquent que les amis sont toujours touchés en premier en cas de tir dans un tas de mecs. Du coup quand tu joues à ce jeu, tu passes ton temps à réfléchir en prévoyant le pire du pire.

      C’est un de mes jeux de plateau favori.

  3. et bien le fait qu’il y ait des extensions rend ce jeu plus qu’intéressant. J’ai déjà joué à zombies, qui dans le genre est pas mal aussi, mais le principe est l’inverse: c’est pas de la coop, c’est chacun pour soit. Chaque joueur joue un groupe de personnage et le but est de se débrouiller pour que ce soit les persos des autres qui soient jetés en pâture

  4. Je passe quelques soirée sur ce jeu. A 6 c’est vraiment très sympa, on a changé une règle en revanche.
    La règle officiel qui te permet de revenir en zombi pour aider tes potes étant, je trouve, à chier (surtout avec les compétences acquise). Nous faisons plus cette règle : tu ne reviens pas en zombi, mais tu te transformes petit à petit en zombi. Ton perso prend 2 blessures et « meurt », tu passes un tour, puis tu reviens avec 2 PV jusque là normal. Mais tu perds quoi qu’il arrive 1 PV par tour ce qui rends les actions bien différentes et te faire réellement sortir de la partie au bout d’un moment ! 🙂

  5. Nyutel Banakun le

    Très bon boulot pour l’article ! Je le trouve clair et bien détaillé. Tu devrais copier une partie pour le Warfo puis y inclure le lien pour ceux qui désirent lire la suite 😉
    Cela permettrait aussi d’avoir une réelle présentation du jeu sur ce forum.
    Dommage qu’on ne sache pas réellement qui a fait quoi, au niveau des photos d’illustration.
    Pas eu le temps d’écouter beaucoup de musique, mais les propositions rendent vraiment l’article original.

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  7. Elle n’est décidément pas très populaire, cette règle du zombivant.
    On ne l’écarte pas totalement, toutefois … elle a le mérite de permettre à un joueur éliminé rapidement de poursuivre la partie plutôt que de se tourner les pouces pendant ce temps.

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