Pixels

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Ah, j’en ai entendu des choses sur ce film, quelques bonnes critiques, mais surtout des mauvaises. Alors à vrai dire, j’avais laissé ce film de côté mais il se trouve que je l’ai eu avec une offre promotionnelle au Mc DO… Ouais, un restaurant de merde qui offre de la merde aux gens pour qu’ils viennent manger de la merde, c’est un peu ça, mais j’aime bien Mc Do. Bref, je mets le dvd de Pixels dans ma PS3 et hop !

origine

Pixels est à l’origine un court métrage d’un peu moins de 3 minutes datant de 2000 et réalisé par le français Patrick Jean. Cocorico !

Le pitch de départ est assez simple, mais il fallait y penser. Un homme abandonne une vieille télé dans une rue. Malgré une prise non reliée au secteur, le poste de télévision s’allume et il en sort un nuage coloré fait de pixels partant à la conquête de New York.

Je ne connaissais pas du tout ce court-métrage et je l’ai trouvé bien sympathique. En sera t-il de même pour le film ?

le film

Les américains rachètent les droits de Pixels pour en faire une adaptation pour le Box Office, qui sort en 2015. Le Geek, c’est chic, alors autant surfer sur la vague de hype rétrogaming et se faire des biftons sur le dos de teutons nostalgeeks ! La comédie est réalisée par Chris Columbus, à qui on doit le scénario des Goonies ou encore la réalisation et la production des premiers Harry Potter. Bon, je me dis que ça peut tenir la route. Côté scénario, il a été ficelé par Tim Herlihy, un ami de longue date de l’acteur Adam Sandler (qui participe également au scénario), là, je ne sais plus trop où je mets les pieds…

Bon, on va arrêter avec les présentations car je sens bien que ce qui vous intéresse, c’est de savoir si oui ou non le film vaut le coup. Et là, il n’y a pas débat ! C’est une bouse intersidérale. Le scénario est trop prévisible, les spectateurs sont clairement pris pour des cons avec des coïncidences ultra-grotesques et des impossibilités caractéristiques. Ce n’est pas parce qu’un film est une comédie qu’il faut en profiter pour faire n’importe quoi !

ATTENTION, SPOIL ON !

Tout commence par l’ouverture d’une salle d’arcade à Teutonville en 1982. Deux copains s’y retrouvent pour des parties endiablées sur des bornes mythiques : Pac-man, Donkey Kong, Galaga, Space Invaders… Lors du championnat du monde des jeux d’arcade auquel participent les deux gamins et un autre de leur camarade rencontré dans la salle d’arcade, une vidéo est tournée pour être envoyée dans l’espace. Oui, pas besoin d’aller plus loin, on sait pourquoi les supers vilains extra-terrestres débarquent 30 ans plus tard nous chercher des noises sur Terre. La vidéo a été interceptée et ces écervelés pensent à une déclaration de guerre…

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Heureusement, le Président des Etats-Unis, Baraka-gros-bide, l’un des deux gamins du pitch de départ, qui est toujours pote avec l’autre geek, le looser (oui, j’ai zappé de vous dire qu’il a été vaincu au championnat du monde par un nain), devenu installateur d’appareils électroniques, qui croise lors d’une de ses interventions Violet Van Patten, une mère qui vient de se faire quitter par son mari pour une femme plus jeune, qui en plus s’appelle Kanel, comme l’épice (ou comme un chien, c’est courant), dure loi de la vie. On découvre peu après que cette femme fragile émotionnellement parlant n’est autre que lieutenant-colonel de l’armée américaine et travaillant à la maison blanche, sous les ordres donc de Baraka-gros-bide, le pote du geek, comprendo ? Bref, c’est un méga méli-mélo de mauvais goût, et ça ne va pas en s’arrangeant puisque suite à l’échec de l’armée lors de la première vague d’attaque des extraterrestres, l’armée fait appel au looser, ainsi qu’au carboniseur, l’élite de la médiocrité, pour conseiller ses troupes, les extraterrestres utilisant les algorithmes des jeux d’arcade d’antan.

Bien sûr, les militaires ne sont pas assez réactifs et malgré un entraînement intensif, le seul espoir de l’humanité repose dans les mains de la bande à Toto. Après le deuxième échec, il ne reste donc plus qu’une seule chance à l’humanité de s’en sortir. La troisième attaque extra-terrestre se passe sur le thème de Centipède. Les humains gagnent !  Une nouvelle attaque sur le thème de Pacman se prépare pour départager les adversaires, et là, la petite boule jaune n’est pas sympa du tout du tout ! Toru, le créateur de Pacman, est de la partie. Mais trop crédule, il pense qu’il n’aura qu’un gros câlin digne d’un Olaf à aller faire à sa bestiole pour l’apaiser. Bien sûr, très prévisiblement, il se trompe…

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Tiens d’ailleurs, il me vient une question. Il fait comment le nain pour conduire la voiture ? Et le gros moche qui se tape la bonasse de son jeu favori, no comment. On se croirait dans « La revanche des gros nazes » ! Et là, il me revient à l’esprit le looser parlant au gamin de Van Patten lui vantant le « C’était mieux avant, les jeux vidéo », putain, que c’est mal vendu.

Les petits hommes verts pas être contents car nain carboniseur avoir triché (comme en 1982 ceci dit, il avait les codes de triches gravés sur ses lunettes). Donc on se retrouve coincé dans un tableau d’un Donkey Kong vraiment pas très sympathique.

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Il y a tout un tas de clins d’œil de la culture geek à repérer dans le film, c’est sans doute ce qui vous aidera à tenir tout au long du film : Google, Gandalf, Harry Potter, Anonymous, les frères Scott, logo Namco, JR de Dallas… Il y a aussi tout un tas de noms de stars qui reviennent : Serena Williams, Samantha Fox, Diana Ross, Katy Perry, Madonna, Martha Stewart… Maintenant, je me demande en fait si ces clins d’œil ne sont pas tout simplement des placements de marques… Argh !

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Bon ok, le scénario est une merdasse bien puante. Allons voir tout de même ce qu’il se passe côté technique. Pour la bande son, on a un super remix de Queen (We will rock you) et pour les effets spéciaux, je les ai trouvé plutôt réussi. Les différentes scènes d’attaques ont été correctement modélisée et sont plutôt fidèles aux jeux originaux tout en les remettant aux goût du jour. Bien sûr, les scènes avec le Pac-Man géant sont sans doute les plus spectaculaires. Pour le Donkey Kong, le singe est cool, par contre, j’ai moins apprécié le travail sur les plateformes. Mais tous ces efforts sont annihilés par la médiocrité du scénario.

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le casting

Dans les rôles principaux, on retrouve Adam Sandler (le looser), Kevin James (le président Baraka-gros-bide), Josh Gad (un air de ressemblance avec Jack Black je trouve, non ?), Michelle Monaghan (la femme) et Peter Dinklage (le carboniseur). Ça donne donc du moche/gros/cerveau/femme/nain pour le casting, pas mal comme combo…

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Et sinon, désolé, mais ce n’est pas Tōru Iwatani, le créateur de Pacman, qui incarne son propre rôle. Merde, ça aurait pu être le seul point positif du film.

Conclusion

Décidément, ce film n’a vraiment rien pour lui. Bon, le tournage de Pixels aura au moins eu un effet positif : de nombreuses bornes des années 80 ont été rénovées complètement pour apparaître dans le film. Mais quand on pense que l’objectif des producteurs et scénaristes était de faire un film dans la même veine que Ghostbusters, ça pique !

J’espère juste que la lecture de ma critique ne vous donnera pas l’envie de regarder ce film. Ne perdez pas votre temps !

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A propos du gangeekeur

Nana de 31 ans n'ayant plus quitté l'univers des jeux vidéo depuis son 7ème anniversaire, avec la réception d'un pack gameboy avec Tetris et Kirby ! Plutôt attirée par l'univers Nintendo au départ, par la suite a succombé aux charmes de la PS1 avec son lot de RPG. Genres de prédilection : la plateforme et les jeux de rythmes

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