Le Graffiti avec FreshPartnerz

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Si notre site s’appelle Gangeek Style, c’est parce qu’il réunit aussi bien les geeks bobos que les artistes de la rue.  Aujourd’hui, nous vous présentons la team FreshPartnerz : une équipe de peintres très douée qui commet ses méfaits dans la banlieue sud de Paris. Toute l’équipe de GGS les remercie d’avoir répondu à nos questions !

Lexique utile :
FLOP ou THROW UP : lettrage simple souvent arrondi, entre le tag et le graff, s’exécutant très rapidement
GHETTOBLASTER : poste radiocassette des années 70-80, connu pour sa taille démesurée et pour sa puissance de son
GRAFFITI : inscription ou dessin griffonné ou gravé sur les murs et autres supports.
GRAFF: peinture murale plus détaillée/travaillée.
TAG : blaze / signature du graffeur.
TOYS/TOYER : « Tag Over Your Shit » faire son graff sur celui d’un autre.

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FreshPartnerz est votre association, mais on se doute bien que derrière ce nom se cache une équipe de tagueurs… Pouvez-vous vous présenter ? Peut-on en savoir plus ou c’est tendu d’en parler ?
FreshPartnerz est une association loi 1901, regroupant pour le moment 5 membres officiels dont 4 graffeurs.
D’autres artistes gravitent autour de nous et ne devraient pas tarder à nous rejoindre.
Pour la présentation, on vient de la banlieue sud, on peint tous depuis pas mal d’années, plus de 15 ans minimum de peinture pour chacun de nous !
Ça fait aussi pas mal de temps que l’on peint ensemble dès qu’une occasion se présente. Aussi bien en légal qu’en illégal !
Cette passion commune nous a permis de nous rencontrer mais avec le temps on est devenu des potes avant tout. On se voit hors du milieu graffiti. On bouffe, on traîne, on rigole, on passe du bon temps ensemble. On kiffe tout simplement.
En 2015, on s’est dit qu’on devrait officialiser notre équipe et essayer de nouveaux aspects liés à ce que l’on sait faire : peindre.
L’idée étant de promouvoir la culture Graffiti mais aussi en profiter pour partager de bons moments ensemble et avec nos futurs « partenaires » !

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Pouvez-vous expliquer un peu les origines du graffiti et plus particulièrement en France ?
On va essayer de résumer l’histoire en quelques lignes histoire de ne pas endormir les lecteurs.
Le mouvement a commencé à NYC dans les années 70. Et plus particulièrement sur les rames du métro qui ont été complètement taguées par des anciens comme Taki 183, Tracy 168 et Stay High 149. Et y’en avait bien d’autres encore !
Le but était d’obtenir « the Fame », c’est-à-dire la célébrité, la reconnaissance des autres tagueurs ou graffeurs.
En France, on pourrait parler de vrai « graffiti » à partir des années 80. Avant ça, il y avait bien les messages politiques, les pochoiristes et autres pubs sauvages dans la rue. Mais pour moi, ce n’est pas du graffiti en tant que tel.
Le vrai graffiti « new-yorkais » apparaît vers 1982, avec des anciens comme Boxer, Darco, Bando, Psyckoze, Lokiss, Nasty et bien d’autres !
Le but étant le même, poser son blaze le plus possible et partout !

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Comment avez-vous atterri dans le graffiti ?
V : J’ai découvert ça assez tôt, dans les années 90/2000, il y en avait partout où j’allais. J’étais jeune mais ces peintures sur les murs ont attiré mon regard.
C’était pour moi un truc bizarre, un monde à part que je ne connaissais pas. Je me demandais qui pouvait bien faire ça mais je ne sais pas pourquoi j’ai kiffé !
Ensuite j’ai commencé à dessiner, à copier ce que je voyais. J’ai aussi commencé à taguer dans ma ville avec les petits marqueurs que je trouvais chez moi.
J’ai appris dans mon coin. Disons que c’étaient mes premiers pas dans ce monde à part, dans ce qui allait devenir ma passion et qui maintenant fait toujours partie de ma vie !
Mais c’est vraiment fin 2000, suite à ma rencontre avec P. que je suis vraiment rentré dans le monde graffiti ! Première bombes, premiers tags, premiers graffs … et depuis on est toujours là.

P : De mon coté, je me suis intéressé au graffiti un peu avant 2000 en prenant le RER C.
Les trains étaient cartonnés et les voies trop belles avec des pièces couleurs, je pense à DUME et MEIK P19 ou encore les chromes des CIA GRAY et REKA, c’était de vraies balles.
Je me suis dit pourquoi pas moi ! J’ai choppé un marqueur noir qui traînait chez moi et le lendemain j’écrivais dans les trains. Je n’avais pas vraiment de blaze.
Quelques temps après, je rencontrais à l’école des tagueurs de Boulogne qui m’ont expliqués comment faire des marqueurs maison. J’ai tout de suite kiffé le délire.
J’ai rencontré mon binôme lors d’une soirée chez un poto qui est devenu maintenant plus qu’un frère et par la suite j’ai trouvé mon blaze…qui ne m’a jamais quitté.
A partir de là, c’était mort, j’étais accro !
On a vite lâché les marqueurs pour des bombes, on s’engrainait toujours à sortir peindre.
Tout y passait : routes, RER (intérieur), voies RER, rues, n’ importe où du moment que l’on pouvait écrire. Un vrai chien qui pisse ! Et comme j’ai toujours aimé casser les couilles, le délire était fait pour moi !! On a toujours aimé traîner et la rue était là pour assouvir nos envies…

V : Et faut pas oublier qu’avant de sortir dans la rue, on s’est pas mal « entraîné » dans notre petit spot privé qu’on appelait la « baraque » !

D : J’crois depuis tout petit, j’ai l’souvenir d’avoir dessiné sur les murs des chiottes de mon père et c’était déjà illégal!!
Fin collège, début lycée, mes potes de l’époque faisaient du rap, moi je n’savais pas et n’avais rien de spécial à dire mais j’trouvais stylé d’écrire son surnom/pseudo et j’dessinais un peu alors ce fut mon truc pour sortir du lot et faire ma discipline.
Tags, throw-up, graff, écrire mon blaze!

A : En ce qui me concerne, ma relation avec le graffiti remonte à l’époque du collège vers le milieu des années 90. Et bien que je vienne d’une ville de province, tout l’environnement urbain était saturé de tags et de graffs et j’étais fasciné par toute cette débauche de couleurs, et du mystère émanant de ce milieu. Il fallait que j’essaie. J’ai donc commencé par taguer avec quelques potes pour le délire. Puis ce petit délire a pris de plus en plus de place dans ma vie jusqu’à devenir une réelle addiction, j’étais dedans jusqu’au cou…

V : Et toi O. un petit truc à ajouter ? Même si tu n’es pas directement dans le milieu graffiti, tu gravites quand même autour depuis pas mal de temps …

O : Je suis la 5ème personne de cette association. J’ai connu le graffiti il y a une dizaine d’années.
Je vous avoue qu’au départ, je trouvais tout cela sale et dégradant au sens propre du terme.
Je ne voyais pas ce que cela représentait et je trouvais que cela donnait une très mauvaise image de cet art.
J’étais une des premières personnes à le penser.
Et puis, j’ai rencontré V, qui m’a montré que le graffiti n’était pas que du tag et des salissures mais que cela pouvait être bien plus, que c’est joli à regarder et que ça peut plaire à beaucoup de personnes qui pensent comme moi. Alors, pourquoi ne pas montrer aux gens que le graffiti est un art et plait à tout type de personnes ?

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Pourquoi aimez-vous le vandale ? Je sais que les bagarres et les embrouilles sont monnaie courante dans cet art. Comment expliquez-vous ses comportements et cette agressivité ?
V : La partie illégale est pour moi le cœur même du graffiti.
Ne pas avoir de limites, ne pas suivre les règles que nous devons suivre au quotidien.
L’adrénaline et le sentiment de liberté que cela procure est inégalable ! Et forcément incompréhensible si tu n’as jamais essayé !
Une peinture illégale ou même un tag en pleine rue sera toujours plus fort qu’un graff fait en 2h dans un terrain ! Mais cela reste ma vision.
Concernant les embrouilles et autres, il faut savoir qu’un graffeur à un égo assez important, donc quand ton blaze est toyé (quelqu’un a fait son blaze par-dessus le tien) généralement tu reviens prendre « ta » place et quand les graffeurs se croisent, en fonction de la personnalité de chacun, ça peut dégénérer…
Mais la plupart du temps, ça se passe bien si chacun respecte l’autre.
Mais bon comme partout, le respect ça se gagne aussi. Donc parfois, faut pas être trop gentil. Ça je l’ai appris au fil des années.
Et Ivan K, tu nous connais, tu sais qu’on est des mecs plutôt cools mais tu sais aussi qu’on s’entraîne…

P : Pour moi, le vandale c’est le mieux, la liberté, le sentiment de passer outre les règles, l’adrénaline et c’est du sport !
Faire du vandale, c’est avant tout traîner et découvrir des lieux où en temps normal on n’irait pas.
Après comme dit plus haut, j’aime casser les bonbons et montrer aux gens que je ne suis pas comme eux et que je ne les aime pas.
Aujourd’hui, je suis plus vieux et je me suis calmé, mais j’ai toujours besoin de traîner.
J’aime la rue et elle aussi !
Après les bastons, y’en a eu mais ce n’est pas ce que je retiens. De toute façon pas besoin de faire du graffiti pour se taper, il suffit de traîner dans les bars, avec le nombre de connards au m² dans Paris c’est facile et j’aime ça !!

D : Vandale, je n’aime pas ce mot, j’suis pas un vandale! Je n’assimile pas le graffiti à du vandalisme, je n’ai pas la sensation de casser mon support, je le modifie visuellement mais il garde sa fonction.
C’est interdit par sa définition et l’interdit est attirant, non? Donc si tu t’y intéresses vraiment, tu passes forcément par ce côté illégal.
Quant aux bagarres etc, tout est une question de respect mais moi j’suis cool alors me fais pas chier!

V : Bien dit ! Fais Pas Chier !

A : Le vandale est l’essence même du graffiti. C’est ce qui te procure le plus de sensations. Quand tu pars en mission, c’est de l’adrénaline en flux continu, le kiff quoi. Mes potos disent que c’est du sport, moi je classerais ça dans les sports extrêmes. Un mix de yamakasi, sprinteur, freefighter. Certains le vivent d’ailleurs un peu trop comme une compétition, c’est pour ça qu’il peut y avoir des recrudescences d’agressivité et on est donc parfois obligé d’en arriver aux mains, mais bon, une petite mise « aux poings » ne peut faire que du bien.

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Pouvez-vous nous expliquer les codes de cet art de rue ? Les gens pourront peut-être apprécier à leur juste valeur les tags qu’ils verront dans la rue, sur l’autoroute ou dans les transports en commun.
V : Mis à part le fait de respecter le travail de l’autre sans toyer, il n’y a pas de codes ou de règles écrites. Chacun peut faire ce qu’il veut.
Et c’est justement ce qui plait et fait la force du graffiti. Pas de règles, juste la liberté !
Ensuite, chacun vit le graffiti comme il le souhaite. Légal, illégal, en solo, en groupe ! Les seules limites sont celles que tu te fixes !
Notre monde est fait de règles, lois à « respecter », les personnes se rassemblent en fonction de leurs critères (catégorie sociale, âge, travail, origine, pays…). Le graffiti dépasse tout ça.
Il permet de rassembler des personnes de tout milieu, de toute culture, de toute origine et peu importe ce qu’ils font dans la vie de tous les jours.
Dans notre société, tu ne peux pas passer à coté du graffiti, que cela plaise ou non, il y en a partout. Le Graffiti est là comme la publicité.
C’est tout cela qui rend le Graffiti puissant mais qui peut aussi faire peur. C’est un « art » de rue éphémère et libre mais très présent et qui n’est pas prêt de disparaître !
Enfin bon, la je me suis un peu éloigné de ta question en fait !

P :
– Ne pas repasser les anciens
– Ne pas baver sur les autres
– Ne pas balancer
– Et surtout rester humble, car pleins d’anciens ont déjà fait le taf avant nous.
En gros, comme dans la vie ou dans le business, faut être réglo et savoir sortir les crocs.

V : Wai, bien résumé P. !

D : Trouve TON blaze, TON style, respecte tes compères et voilà COOL, on sera peut être potes!

A : Je pense que c’est une question de bon sens, c’est comme dans chaque discipline, respect, humilité et savoir tenir sa langue. Pour le reste, c’est Freestyle!!

O : Je ne connais pas trop les « codes » mais je trouve qu’à partir du moment où c’est fait proprement et dans de bonnes conditions, cela peut être apprécié à sa juste valeur.
Des dessins, des toiles, des devantures de magasins… peuvent être regardés et appréciés par tous sans pour autant qu’on pense que ça a été dégradé.
Il faut qu’on arrive à faire changer la mentalité des gens et qu’on leur montre que c’est un art à part entière et qui a toute sa place dans notre société actuelle.

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Pourquoi passer du vandale à la décoration d’intérieur ?
V : Je ne pense pas que l’on passe du vandale à la décoration d’intérieur, on tente juste d’explorer une autre facette du Graffiti. Essayer de rendre accessible au plus grand nombre notre univers et notre passion. Aller au delà du vandale et des terrains vagues.
Faire de nouvelles rencontres et essayer de partager nos valeurs.
Mais à travers cette association, nous restons et resterons nous même, en proposant ce que l’on sait faire et à notre manière. Et de toute façon, on continuera toujours nos autres activités.

P : Je ne suis pas un ex-vandale qui devient décorateur.
J’adapte juste mon graffiti afin de toucher plus de monde et les faire kiffer.
C’est trop cool de voir un petit kiffer sur un graff dans sa chambre ou encore de graffer avec des jeunes de foyer.
J’ai remarqué que de faire plaisir autour de moi par le biais de mon graff me faisait du bien et en quelque sorte, on oublie nos soucis…
C’est une question de partage.

D : Idem que les copains, j’suis pas décorateur d’intérieur, mais prendre un billet avec ce que j’sais faire et/ou le partager n’est pas négligeable.

A : La transition s’est faite naturellement pour ma part. Et comme le graffiti a été largement médiatisé, plusieurs opportunités de décoration se sont offertes à nous. Mais sans réel statut, on ne pouvait pas non plus faire tout ce qu’on voulait, c’est la qu’est née l’association « FreshPartnerz » pour qu’on puisse enfin partager notre univers avec le commun des mortels.

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Quelles sont vos techniques de peinture ?
V : Bombes aérosols, peinture acrylique. Enfin tout ce qui peut être utilisé pour apporter un peu de couleurs et de vie à ce qui nous entoure.

P : Moi j’utilise tout ce que je trouve, marqueur, bombe aérosol, craie, pastel, pierre à graver, cirage, même mon doigt sur la poussière.
Tout est bon pour taguer !

D : Tout dépend du support, du timing. Aérosols, encre, acrylique, huile, feutres…

A : Je peins à la bombe, aux marqueurs, à la peinture acrylique et je m’essaie également à l’aérographe.

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Que pensez-vous des Graffitis qui servent de décoration dans les jeux vidéo, les comics, les mangas… Sont-ils réalistes pour un puriste ? Aimeriez-vous participer à ce type de projet ?
V : Je ne suis pas trop un « gamer » mais je trouve ça pas mal quand ce n’est pas repris «sauvagement». Quand la décoration du jeu est faite en relation avec un graffeur, ça fera toujours plus « vrai » qu’une simple copie d’un graff vu je ne sais où.
Et oui, ça me plairait bien de tester ça. De voir son graff servir de décor à un jeu, ça doit être sympa. Par contre, faudrait que ça soit un jeu « street » à la GTA ou dans un jeu de zombis ! Je kiffe les zombis !

P : Le graff dans les jeux vidéo je trouve ça cool, cela donne un effet « street ».
Genre pour les jeux de baston c’est top ! Je pense à Street of Rage sur Sega, les tags étaient grave pixelisés, mais bon avec les nouvelles consoles ça doit donner maintenant ? Nan ?
Après j’ai un poto qui fait des duramas bien gores (je crois que c’est comme ça que vous appelez le truc ?!)
Et j’aimerais bien lui faire un graff sur ses scènes avec les stremons !
Genre un graff taché par une tête explosée. A voir…

D : J’suis ok pour que ça serve de décor visuel. Et les BD, comics ont été parfois pour moi une source d’inspiration donc oui ça peut être intéressant de participer à ce genre de projet.

A : Dans les jeux vidéo, notamment, je trouve les graffs assez basiques sans aucune variation de style et pas vraiment réalistes. Par contre je pense qu’ils sont, avec les mangas et autres comics, de véritables sources d’inspirations pour les graffeurs mais ça marche pas forcément dans l’autre sens. Dommage…

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Que pensez-vous des rares jeux vidéo de Graffiti ? Je pense surtout à la saga Jet Set Radio et Getting Up ?
V : Je ne connais pas, je sais juste que sur Getting Up, des graffeurs ont participé à la mise en place du décor. Et je crois bien qu’on retrouve des vraies copies de graffs dans le jeu.

P : Je connais les deux jeux que tu cites.
Jet set radio était sur Dreamcast, des mecs en rollers qui font des pochoirs tout en se faisant courser par des mecs en noir (souvenir souvenir).
Ce jeu était fun et super coloré mais pas vraiment représentatif de la discipline.
Getting up est déjà plus réaliste.
Pour ma part, je ne pense pas qu’un jeu puisse retranscrire le délire à 100%.
Si tu veux savoir ce que cela fait, prends deux bombes et vas défoncer ton quartier et là tu auras une idée du délire !

D : Par contre, ça me dérange quand ça en devient le thème du jeu, si tu veux jouer à taguer, va dans la rue et tag!

V : ahah, exactement D.

A : Je connais mais je n’ai pas eu l’occasion de jouer à ces jeux. Si je me souviens bien, le but de Jet set radio était plus dans la conquête de territoires ennemis. Alors que dans Gettin’up il faut que le gamer développe son style au fil du jeu. En plus dans ce dernier on retrouve de réels writerz ayant participé à l’émergence du mouvement et d’authentiques graffitis, ça c’était cool. Après, pour retrouver un jeu proche de la réalité, pas besoin de console, quelques bombes et c’est parti…

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Mise à part le Graffiti avez-vous d’autres passions ou passe-temps ?
V : Le graffiti a été une part importante dans ma vie, mais maintenant même si le graff en fait toujours partie, ce n’est plus comme avant. J’aime toujours peindre et dessiner mais j’essaie aussi de profiter un maximum de ma famille et de mes potes. Manger, boire un coup, bien rigoler et passer du bon temps avec ces proches, c’est ça l’important !
Sinon à coté de ça, je kiffe écouter du son (hiphop, soul, funk …) et je kiffe la boxe (anglaise et française). Comme dit plus haut, vaut mieux s’entrainer, on sait jamais sur qui on peut tomber …

P : C’est vrai que le graffiti fut ma principale activité et c’est devenu une passion. J’en ai même oublié à certains moments ma vie privée. Mais avant tout, ma passion c’est le HIP HOP.
Sinon je pratique les sports de combat (lutte libre) et j’aime tout se qui fait tourner la tête (les filles, l’herbe, la picole !!)

D : L’art m’intéresse sans en être spécialement une passion, la bouffe aussi j’aime bien avec un bon vin, j’aime bien les sports pieds/poings et prendre du bon temps me paraît plutôt cool…

A : Mes autres passions sont les jeux vidéos, les séries, le sport en général et les « ghettoblasters » que je collectionne et customise. Mais c’est loin derrière le graff qui est et restera ma drogue préférée.

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Je vous laisse le mot de la fin.
V : Déjà, merci à Gangeek de nous laisser l’opportunité de nous exprimer sans censure.
Pour finir, le graffiti reste un « art », une culture à part. Mais pour moi c’est une bouffée d’air pur. Le graffiti ne demande rien à personne, ne suit aucune règle de notre société et c’est ce qui fait sa force.
Tout le monde peut rentrer dans ce monde mais il n’est pas forcément fait pour n’importe qui …
Dédicace à BlackD&Lil’L, à mes partnerz et à tous ceux avec qui on traine.

P : Cimer gangeek et Ivan t’es un bon.
J’en place une pour mon zinc qui kiff les vieux jeux et votre site.
Après, je dirais reste toi, reste droit et la famille avant tout.
Keep It G’ with Gangeekstyle !

D: Merci, 2ème mot de la fin FRESH et jamais 2 sans 3: faim!

A : Big up à gangeek et à mes fresh partnerz in crime.

O : Le graffiti est un art, il suffit juste de savoir l’apprécier à sa juste valeur !

Partage moi ça ma gueule !

A propos du gangeekeur

Collectionneur matérialiste, petit joueur, rageman ascendant crevardman, Lutador. Un pigeon parmi les vautours.

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