Le tour de poitrine comme indicateur de réussite

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Sur Gangeek Style, aucun sujet n’est tabou, c’est pourquoi aujourd’hui, nous avons choisi de vous présenter un nouveau dossier bien huileux dans l’univers ultra-sexiste des Jeux Vidéo, afin de savoir si le tour de poitrine de nos héroïnes était véritablement un indicateur de réussite.
Ravalez votre bave, on est pas dans Playboy ici, et nous nous contenterons d’examiner des créatures virtuelles afin de ne pas perdre en chemin quelques éjaculateurs précoces !

Le mythe de la femme « parfaite »

Dans notre société ultra conformiste, il existe un mythe de la femme « parfaite » qui se cache sous la norme 90-60-90. A quoi cela correspond-il ? Ces nombres définissent dans l’ordre le tour de poitrine, le tour de taille et le tour de hanche (les fesses donc !).

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Il n’y a pas si longtemps, cette « norme » s’obtenait grâce à l’usage d’un corset à lacer, histoire d’obtenir la taille « parfaite ». Ça ne se fait plus trop de nos jours, il existe d’autres méthodes : le sport (mais on va éviter histoire de ne pas se péter un ongle), la chirurgie esthétique (aboule les pépettes) ou le contrôle drastique de l’alimentation (qu’on peut associer à l’anorexie par exemple)…Comme le dit si bien l’expression, « il faut souffrir pour être belle » ! Bref, une belle hypocrisie !

Si nous cherchons le pourquoi de tout ce tintouin, il suffit de se tourner vers le regard masculin. Oui, l’homme est le responsable de tout ça ! Et comme la femme cherche à plaire à monsieur, elle fait tout son possible pour y parvenir. Bitch !

Voulez vous en savoir plus ? Voir

le sexisme dans les Jeux Vidéo

Cette vidéo résume bien à elle seule ce qui se passe dans le monde des Jeux Vidéo, un univers peuplé d’hommes où peu de femmes évoluent. La vision des équipes conceptuelles est  donc résolument virile et machiste, poussant parfois la perversité à son comble. La femme est représentée comme un objet de désir, comme un simple meuble (d’ailleurs, le statut des animaux il y a encore quelques mois était similaire). Il ne faut pas croire que les paires de nichons volumineux sont apparues du jour au lendemain avec l’avènement de la 3D au milieu des années 90.

Les années 80 donnèrent naissance à la licence Leisure Suit Larry sur ordinateurs 8bit qui nous proposait de suivre les escapades d’un puceau quarantenaire à la recherche de l’amour (et accessoirement d’un bon coup). Il s’agit d’un jeu vidéo érotique où le premier épisode, Softporn Adventure était une aventure entièrement textuelle. Les avancées technologiques permettront par la suite de se rattraper dans les épisodes suivants avec une modélisation pixelisée des différents personnages. L’imagination alambiquée laissera donc peu à peu place au voyeurisme !

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A l’époque de l’Atari 2600, en 1982, le jeu Custer’s Revenge vous proposait d’incarner un général américain nu comme un ver (d’ailleurs, l’asticot est lui-aussi de la partie) devant éviter des flèches pour aller violer une indienne attachée à un cactus. Ce jeu a été édité uniquement aux USA, les américains ne sont pas trop préteurs de leurs joujoux pornographiques ! C’est pourtant le genre de titre que DSK aurait rêver avoir dans sa ludothèque…

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En 1983, l’Atari2600 fait de nouveau vibrer son joystick avec le titre X-Man. Il vous faut trouver la porte du paradis dans un labyrinthe avant de retrouver votre dulcinée pour 30s de baise intense sauf que tout cela est pimenté par les crabes qui en pincent pour votre zizi. Encore un gros jeu de macho où la femme n’est là que pour assouvir les désirs de l’homme, et bien sûr, avec du nichon, c’est mieux! A l’ère du 8bit, il faut une bonne imagination pour bander dur, c’est pas l’amas de pixels proposé qui remplacera les posters de Playboy !

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Nous ne pouvons clore cette introduction explicative des débuts du sexisme dans les jeux vidéo sans citer la licence Duke Nukem où le héros passe autant de temps à dézinguer de l’extraterrestre qu’à mater les gonzesses bien montées ! C’est pas par hazard que Duke Nukem Forever est taxé d’être un jeu sexiste, le mode « Capture the Babe » remplaçant celui plus conventionnel « Capture the Flag ».

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Partie 1 : les jeux de combat

Avec l’arrivée de la 3D, nous assistons à un nouveau phénomène : la « boobs inflation », avec une surenchère de chair bien placée pour attirer l’œil de hordes de joueurs masculins aux hormones échauffées ! C’est notamment le cas dans les jeux de combat où des femmes aux formes avantageuses et en petites tenues se battent aux côtés de mâles dopés aux hormones de croissance, tout cela en parfaite équité…

Pour plaire aux joueurs, les combattantes ne peuvent compter que sur leur apparence physique, peu de joueurs s’intéressant au background du personnage. Avant même de tester son style de combat, ils choisiront toujours celle qui semble à leurs yeux la plus belle dans l’écran de sélection !

Les jeux de combats ont été les premiers à développer des moteurs graphiques dédiés aux mouvements des seins des personnages féminins (le premier fut Dead or Alive). C’est à dire que des mecs ont étudié les réactions des seins d’une nana liées à la gravité et aux mouvements de cette dernière pour en reproduire les résultats dans leur jeu ! Petits coquins !

Chun-li, la pionnière !

Chun-li est un des personnages principaux de la série Street Fighter et a un rôle important puisqu’elle fût la première femme à intégrer les combattants dans Street Fighter II sur borne d’arcade en 1991. Une révolution ! Ses mensurations : 86-56-89, proche de la femme parfaite donc ! De plus, elle sait se défendre toute seule et est une femme d’action. Bref, le pavé dans la marre est lancé !

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Les héroïnes de Dead or Alive

Yosuke Hayashi, le patron de la Team Ninja déclare lors d’une interview pour MCV Pacific : « Dans Dead or Alive, nous avons toujours voulu rendre les filles les plus attractives possible, et c’est quelque chose qui n’est pas prêt de changer. Nous sommes Japonais et nous créons les personnages féminins avec notre sens de la créativité. A l’extérieur du Japon, cela a tendance à être mal interprété, les gens considèrent que c’est sexiste. Nous n’y pouvons rien si les autres cultures, les autres pays du globe estiment que c’est une représentation dégradante« .

Oui, c’est sûr que créer des petites culottes différentes à collectionner ou débloquer des tenues de plus en plus légères et sexy pour les gonzesses au fur et à mesure de la progression, c’est pas du tout sexiste, surtout qu’on ne débloque pas de string léopard pour les mecs, quelle injustice ! La progressive nudité des personnages féminins joue ici le rôle de récompense pour le joueur pour sa progression dans le jeu.

christieLes yeux des joueurs masculins pourront aussi s’émerveiller lors de spin-off de la série proposant du beach volley avec les héroïnes en bikini posant sur la plage. La série prend toutefois un virage pour le dernier épisode en date Dead or Alive 5 où les développeurs abandonnent l’image de pin-up de leurs combattantes pour aller vers plus de réalisme.

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Mai Shiranui, l’égérie de SNK

Mai Shiranui est une ninja japonaise combattant dans les jeux Fatal Fury et King of Fighter.
Selon la version du jeu dans lequel elle apparaît, sa taille varie entre 164 et 165 cm, son poids entre 46 et 50 kg et son tour de poitrine entre 85 et 87 cm. Ses autres mensurations sont restés fixes : un tour de taille de 54 cm, un tour de hanches de 90 cm et 38 de pointure.
Mai a fait fantasmer plus d’un joueur grâce à l’animation spécialement dédiée à son opulente poitrine, bien que celle-ci ait été censurée dans les jeux en version console en occident pour les KOF. L’arcade, il n’y a que ça de vrai !

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Boing! Boing!

Les seins taille XXL dans Soul Calibur !

Dans Soul Calibur, il y en a pour tous les goûts : ça va de la planche à repasser (Amy) jusqu’aux seins obus (Taki), sans oublier les énormes nibards monstrueux du trio de tête (Ivy, Setsuka et Sophitia) !

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Partie 2 : les jeux d’aventure

Le premier réflexe quand on parle d’héroïne dans un jeu d’aventure est de penser directement à Lara Croft dans la saga Tomb Raider !

Tombez Raide de Lara Croft !

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Lara Croft est un bon exemple d’évolution du personnage sur le long terme, passant de la bimbo à gros nichons à une personnalité avec des formes plus réalistes, un être pouvant souffrir et étant vulnérable, chose qu’on retrouve de plus en plus actuellement chez les aventurières (Jodie de Beyond Two Souls, Ellie de The Last of Us ou encore Faith de Mirror’s Edge). Beaucoup de personnes s’insurgent contre les abondants gémissements de l’héroïne, mais il faut se rendre à l’évidence de la dure réalité… il n’y a qu’à regarder et surtout écouter un match de tennis féminin…

En tout cas, si dans les premiers épisodes, Lara avait de gros nichons pour attirer l’œil des hommes et les faire fantasmer (il y avait d’ailleurs une rumeur d’un code permettant de voir l’héroïne nue), le récent reboot de la série propose une révolution au niveau de l’image et de la personnalité de Lara. Le producteur de Tomb Raider, Ron Rosenberg, explique dans une interview pour le site New Statesman :
« Quand tu vois [Lara] face à ces obstacles, tu te prends d’affection pour elle, peut-être plus que tu ne te prendrais d’affection pour un personnage masculin…Quand les gens jouent Lara, ils n’ont pas vraiment envie de se projeter eux-mêmes dans le personnage. Ils sont plutôt « J’ai envie de la protéger ». Ça instaure cette dynamique « Je pars à l’aventure avec elle et je vais essayer de la protéger. » Cette capacité à la voir comme une humaine est plus attirante pour moi que la version sexualisée d’auparavant. En partant de rien, elle devient une héroïne…on la construit petit à petit et juste quand elle prend confiance en elle, on la brise à nouveau. Elle est vraiment transformée en un animal acculé. C’est un grand pas dans son évolution : elle est forcée à se battre ou mourir. »

Le cas Lightning dans Final Fantasy XIII

Si la tendance actuelle est plutôt à l’apaisement du côté de la poitrine, il y a toujours quelques récalcitrants marchant à contre-courant. C’est le cas de Square Enix, le studio de développement des Final Fantasy. Lightning, l’héroïne de Lightning Returns : Final Fantasy XIII voit sa poitrine augmentée d’un bonnet supplémentaire, passant d’un B à un C (ce qui reste largement correct). La raison officielle serait de profiter au mieux des nouveaux costumes, mais officieusement, on évoque le rapatriement de nouveau joueur masculin amateur de nichons dodus. Nobuhiro Goto, le character designer du jeu déclare :« Oui ses seins rebondissent,[…] comme chacun peut décider quel costume elle portera, vous pouvez être sur qu’ils le feront ! D’autant plus que Lightning secoue le bras quand elle change d’arme dans l’écran de menu, alors raison de plus ! C’est une action propice pour ce rebond ! Pour le voir encore mieux, il faudra l’équiper d’un petit bouclier pour en profiter ! »

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Partie 3 : les badass

Samus Aran, la bombe qui se cache sous une imposante armure :

En terminant le premier Metroïd, on découvrait avec stupeur que le personnage sous la grosse armure qu’on avait contrôlé depuis le début était en fait une femme, Samus Aran, une vrai dure à cuire ! Bien avant Lara Croft, Samus explosait l’écran dans son rôle de chasseuse de primes dans un monde futuriste. Si le visage de la belle n’est pas aussi connu que celui de Lara, c’est bien parce que la plupart du temps, il est caché par un casque. Au fil des jeux, on en voyait toujours très peu de la blonde, parfois juste un reflet du visage dans la visière du casque, bref, pas de quoi faire fantasmer un gamer. Le vent a pourtant tourné pour l’épisode Other M sur Wii puisqu’on retrouve Samus en combinaison moulante ! Alors oui, on avait déjà pu débloquer quelques artworks d’elle sans son armure dans Metroïd Zero Mission de la GBA selon son degré de réussite, c’était une sorte de récompense mais dans Other M, elle nous est carrément livrée sur un plateau dans une combinaison ultra moulante…

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Jade de Beyond Good and Evil :

Jade est un personnage crée par Michel Ancel, créateur de Rayman, à l’image d’une baroudeuse, avec un caractère très affirmé et un choix vestimentaire des plus rudimentaire. Coupe courte, maquillage simpliste virant au vert… bref, on est loin de la bimbo exhibitionniste. Jade n’a pas non plus des attributs des plus saillants. Comme quoi on peut être une belle femme en s’affranchissant du physique et de la mode ! Malheureusement, le jeu fut assez boudé à l’époque, alors, la taille (des seins), c’est si important ?

Petit détail pour la version française : c’est Emma De Caunes qui prête sa voix à l’héroïne, un bon choix quand on connaît le caractère bien trempé de l’actrice.

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Resident Evil : Jill Valentine, Claire Redfield, Ada Wong

Les Resident Evil sont des jeux de survival horror dans lequel on ne cesse de dézinguer du zombie. Alors voir de jolies femmes, ça doit réconforter certainement le joueur car chaque héroïne, en plus d’un sacré caractère a de jolies formes, sans excès toutefois, mais ce ne sont pas des planches à pain non plus. On notera toutefois le changement de cap de Capcom pour Resident Evil 6 qui obtient pour la première fois le PEGI de la nudité…

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L’ESRB (Entertainment Software Rating Board) qui est l’autorité qui estime à quel âge conviennent les jeux vidéo avait déclaré que le soft serait adressé à un public assez mature. On pouvait lire sur leur site : « Au cours du jeu, certains personnages féminins exécutent des poses et tiennent des propos suggestifs, en écartant les jambes ou en faisant onduler leurs hanches. Les attitudes les plus provocantes ont lieu pendant les combats, se traduisant par de brèves représentations de fesses et de seins. Occasionnellement, la caméra effectue un gros plan sur la poitrine alors qu’elle gigote. » Sans commentaire !

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De la démesure dans Dragon’s Crown :

Le titre de Vanillaware est un mélange de beat’em all en 2D vu de côté et de hack’n slash, se déroulant dans un univers médiéval avec ses différentes races et ses classes. On remarquera très vite le character design très spécial des personnages. En effet, les hommes comme les femmes voient leur apparence physique complètement déformée, à en devenir caricatural. Si les hommes ont une musculature du haut du corps à faire pâlir un haltérophile, pour les femmes, évidemment, tout se joue au niveau des nichons et du popotin. La sorcière est diaboliquement bien foutue et son énooooooooooooooooooorme poitrine ne manque pas de rebondir encore et encore lors des déplacements ou en combat !  Le design est si soigné et magnifique que ça n’en devient pas du tout vulgaire. De plus, on retrouve un tas de référence à l’univers de Tolkien et à l’héroïc fantasy…

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conclusion

Les gros seins, c’est d’abord une demande masculine, pour se rincer l’œil, pour fantasmer, pour se projeter plus facilement dans l’héroïne l’imaginaire… Le nichon, ça a toujours fait vendre : des magazines porno, des dvd x… le culte de l’interdit pour les adolescents mâles… Bref, une vision des formes féminines très stéréotypée !

Le nichon a quelque chose de sacré ! L’héroïne qui aura les plus belles formes aura toujours le plus d’admirateurs que sa voisine toute plate. Les joueurs ont en eux un aspect protecteur de leur personnage féminin préféré, même s’il fait parti du camp adverse, c’est pourquoi ils n’admettront pas toujours le triste sort qu’il leur est parfois dévolu. Nous prendrons par exemple le cas de Selvaria Bles, héroïne antagoniste de Valkyria Chronicles. D’ailleurs, je risque de m’attirer les foudres de certains d’entre vous si je n’ai pas cité leur égérie… je n’ai plus qu’à m’exiler !

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Les gros seins pour les héroïnes ont toujours été un argument de vente. De plus, les Japonais sont très affriolants de poitrines volumineuses et vu que les japonais développent beaucoup de jeux, ils nous font partager leur vision de la femme et leur amour des formes féminines. Il n’y a qu’à voir la publicité pour le jeu Ninja Gaiden Sigmax 2 :

 

 

Voilà, c’est fini. Toute l’équipe de Gangeek Style espère que vous n’avez pas fait une overdose de nichons et que vous aurez apprécié ce dossier.

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A propos du gangeekeur

Nana de 31 ans n'ayant plus quitté l'univers des jeux vidéo depuis son 7ème anniversaire, avec la réception d'un pack gameboy avec Tetris et Kirby ! Plutôt attirée par l'univers Nintendo au départ, par la suite a succombé aux charmes de la PS1 avec son lot de RPG. Genres de prédilection : la plateforme et les jeux de rythmes

7 commentaires

  1. Enfin un dossier de fond traité par une spécialiste sur GGS. Il était temps!!

    Merci pour ce dossier, je file m’acheter des kleenex ^^

  2. Ravalez votre bave, on est pas dans Playboy ici, et nous nous contenterons d’examiner des créatures virtuelles afin de ne pas perdre en chemin quelques éjaculateurs précoces !

    l’intro m’a tué

    :mrgreen:

  3. Oui mais bon Bayonneta c’était le deal dés le début : « bon les gars on a fait un bombe anatomique avec des boobs et un fessier divin, elle prend des poses de biatch et ça dure 30h » => Ventes en masse, j’aurais aimé voir le succès du jeu avec Amy à la place de Bayonneta 🙂
    Article très bien écrit et objectif (un mec l’aurait pas été :P)

    Et pas touche à Ivy hein 😀

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