Axelay Super Nintendo

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Dans les années 90, Konami sort un titre typique de cette période où les créateurs de Shoot Them Up, jadis plus flemmards, cherchaient à innover pour se démarquer de la concurrence. Avec ce jeu, Konami a réussi, avec style, à surfer sur deux modes à la fois : le shoot vertical et le shoot horizontal. Dès sa sortie, les fans s’étaient rués comme des hyènes sur la version japonaise. Son nom : Axelay.

Alors qu’en est-il aujourd’hui ? Est-il toujours aussi jouissif qu’à sa sortie?  Réponse dans ce test.

Présentation du jeu

Axelay est shoot them up développé et édité par Konami. Il est sorti le 11 Septembre 1992 sur Super Famicom au Japon et en fin d’année Super Nes aux États-Unis. Il arrivera en 1993 en Europe, et sera testé en France entre décembre 1992 et janvier 1993. Axelay était à l’origine une exclusivité japonaise, mais il finit par sortir en Amérique suite à de nombreuses réclamations (joueurs et professionnels du jeu vidéo).

axelay

L’histoire se passe dans le système solaire Illis, une région de l’univers pacifique et prospère. Illis fut envahie et détruite par un empire Alien surnommé « Armada of Annihilation ».  Même la planète Corliss (« Mother » en version japonaise) tombera entre les mains de l’ennemi. En dernier recours contre les forces Aliens, le D117B Axelay est envoyé pour mettre un terme à l’invasion. Son pilote veut venger sa famille et son peuple. Si le scénario n’a rien d’exceptionnel, la mise en scène de l’introduction donne le ton ! Comme d’habitude, Konami nous en met plein la gueule!

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Axelay utilise de façon alternée un scrolling horizontal classique ou un scrolling vertical utilisant le Mode 7 de la console pour faire défiler le décor sous le vaisseau, donnant ainsi un effet de profondeur en 3D.

Le gameplay était assez novateur pour l’époque. Au lieu de collecter des power-ups, le joueur choisit son équipement au début de la mission. Il gagne des améliorations en finissant les niveaux. Il y a trois types d’armes : une arme standard, une arme spéciale, et des bombes/missiles. Le pilote peut les utiliser librement pendant sa mission. Celles-ci sont particulièrement variées et originales.

À chaque fois que le vaisseau est touché par un tir ennemi, l’arme utilisée à ce moment devient inutilisable pour le reste du niveau. Si les trois types d’armement sont détruits, seul un tir par défaut peu puissant reste utilisable. Dans ce cas, le moindre impact fera exploser votre navette. Si vous entrez directement en collision avec un ennemi, c’est la mort assurée.

C’est une équipe de choc qui a travaillé sur Axelay !

Le jeu a été programmé par Hideo Ueda à qui nous devons aussi le titre Sparkster. Kazuhiko Ishida a aussi travaillé sur Axelay, pour ensuite quitter Konami pour aider à la création de Tresure Co. Ltd. Il travaillera sur McDonald’s Treasureland Adventure, Dynamite Headdy, Light Crusader, Guardian Heroes, Mischief Makers, Silpheed: The Lost Planet, Gunstar Super Heroes, Sin and Punishment : Star Successor… En gros, que des tueries atomiques…

Taro Kudo (Taro) a composé les principales musiques du jeu. Il a travaillé sur pas mal de projet comme Super Castlevania VI (Souji Taro), Super Mario RPG, Freshly-Picked Tingle’s Rosy Rupeeland... La musique du stage « Colony » a été remixé par Masanori Adachi (MC Ada). L’OST du jeu, culte au Japon, sort le 21 Octobre 1992 chez King Records.

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Les créateurs du jeu avaient laissé un message dans les crédits : si vous finissez le jeu en Hard deux fois, un message indique qu’une suite verra le jour. Les fans attendent toujours… Le vaisseau fera juste une apparition dans Deadly Skies III (Airforce Delta Strike, Airforce Delta: Blue Wing Knights). C’est l’un des appareils à débloquer.

Le jeu propose 6 stages très sympathiques proposant des situations diverses et variées !

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Stage 1 Cumuluses : Le vaisseau vole au-dessus de la mer et des nuages. Au bout d’un moment de gros rochers qui sont en lévitation vous barreront la route. Les vaisseaux ennemis arrivent par vagues et n’hésiteront pas à vous foncer dessus. Arachnatron vous attendra à la fin du niveau. C’est une gigantesque araignée métallique tirant une « toile laser » ralentissant le vaisseau pour mieux le détruire avec ses boules d’énergie. De petites araignées sortent elles-aussi à intervalles réguliers.

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Stage 2 Tralieb Colony : Le vaisseau entre dans la colonie ennemie et affronte de nombreuses ennemis pour arriver sur la surface d’Urbanite. T-36 Towbar essaiera de vous stopper dans votre progression. C’est un robot bipède géant muni d’une mitrailleuse Gatling, d’un dôme violet blindé et de nombreux tirs lasers. Les roquettes sont les seules armes capables de transpercer sa coque.

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Stage 3 Urbanite : Le vaisseau survole la planète mégapole Urbanite et provoque un véritable carnage dans l’armée ennemie. Le Regenertoid est une soucoupe volante qui apparaît dans un effet de distorsion à la fin du niveau. Elle est munie de nombreux canons répartis à sa périphérie.

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Stage 4 The Cavern : Axelay doit se frayer un chemin dans une immense caverne remplie de créatures organiques pour trouver la base cachée de l’ennemi,  Aquadon. Cet organisme est muni d’un point stimulant balayant l’écran d’un « laser-flagelle » changeant aléatoirement l’arme sélectionnée. Il est également muni de 2 orifices propulsant des poissons kamikazes.

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Stage 5 The Lava Planet : Le vaisseau survole un océan de lave. En plus des pièges diaboliques de l’armée adverse, des vers géants (similaires à ceux du film Dune, David Lynch 1984) surgissent du fond de l’écran et menace votre vaisseau. A la fin du stage, Wayler, un monstre de feu, scinde l’océan de lave et tente de vous écraser de ses mains tout en crachant des boules de feu.

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Stage 6 The Armada : Le vaisseau doit affronter les grands destroyers avant de pénétrer dans la base ennemie pour débusquer le boss final, Veinion.

Réalisation

Profitant de la technologie fournie par la Super NES, Axelay innove visuellement. Si certains passages paraissent moins travaillés (comme les passages au-dessus de la ville du niveau 3), la plupart des sprites, les décors et les animations sont très réussis, avec pratiquement aucun ralentissement. Le petit truc, c’est que certains éléments de cette fausse 3D sont destructibles ou provoquent des dégâts.

Pour une fois, les concepteurs ont eu la brillante idée d’éviter le recyclage de sprites à tout va.  Le Pixel Art du casque du pilote est certainement l’un des plus beaux de la Super Nintendo. Le vaisseau Axelay a un design très japonais en plus d’une animation parfaite, il est sublime.

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Les niveaux sont très bien pensés. Comme d’habitude, ce soft est un die and retry qui va vous donner du fil à retordre.  Les stages s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Il y a une volonté de mise en scène très forte dans Axelay, avec une ambiance très réussie (comme par exemple le moment où Axelay traverse les lignes de défense ennemies composées de gros croiseurs et de navettes d’interception pour arriver à la base du boss de fin).

Les musiques collent parfaitement à l’action et au défilement du décor. Les bruitages sont classiques, par contre les digitalisations vocales sont vraiment parfaites.

Dommage qu’on ne puisse pas y jouer à deux ! C’est le petit plus qui manque à ce titre presque parfait.

Critique

Les critiques étaient toutes d’accord pour dire qu’Axelay est une réussite. Certains magazines préfèrent tout de même Super Aleste (1992 Toho/Complie) à celui-ci.

Consolesplus playerone Super-Power-import Super-Power-test

Conclusion

J’ai testé le jeu version Pal. Je n’ai pas eu le temps de chercher si des différences existent entre les différentes versions.

Je n’avais pas fini ce jeu à l’époque, et je le regrette beaucoup. Perle inestimable du shoot kitsch des années 1990, Axelay est une véritable friandise. Destiné, à la base, à un public japonais, sa réalisation parfaite ne fait pas oublier qu’il manque un mode deux joueurs. Malgré tout, ce titre vous offre un spectacle à ne pas rater. C’est un Shoot de qualité qui mérite d’être dans votre ludothèque.

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Axelay

88%
88%
 Classic Shit

Perle inestimable du shoot kitsch des années 1990, Axelay est une véritable friandise. Destiné, à la base, à un public japonais, sa réalisation parfaite ne fait pas oublier qu'il manque un mode deux joueurs.

  • Gameplay
    10
  • Graphismes
    8
  • Sound Design
    9
  • Intérêt général
    8
  • Notes des internautes (2 Votes)
    9.4
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A propos du gangeekeur

Collectionneur matérialiste, petit joueur, rageman ascendant crevardman, Lutador. Un pigeon parmi les vautours.

Un commentaire

  1. Shining Force IV le

    Super test Ivan !
    Shoot de référence, comme tu dis !

    Mais j’ai beau l’adorer, je lui préfère quand même Super Aleste, y’a un p’tit quelque chose en plus qui lui confère une meilleure replay value (à mon sens). Axelay est vraiment chaud en Hard, je ne connaissais pas le message dont tu parles au bout de 2 parties, tu l’as vu marqué quelque part ? J’ai réussi à le terminer une seule fois en Hard, je ne suis pas sûr de le réussir 2x de suite 😉

    Une petite anecdote au passage, je sais pas si tu as fait gaffe dans le 3ème stage (la ville), à un moment y’a un truc scintillant qui fait un peu penser à la Tour Eiffel ! (si si, en tout cas avec mon frère étant gamins on croyait que c’était la Tour Eiffel 😉 )

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